Chemins communaux en péril

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Il faut bien le reconnaitre, l’état de pas mal de chemins communaux n’est pas acceptable, et plus désespérant encore, nous n’entendons pas parler de projet de rénovation.

Ce qu’on appelait autrefois des chemins de terre étaient historiquement utilisés exclusivement par des agriculteurs pour se rendre sur les parcelles agricoles exploitées. Petit à petit, ces chemins sont devenus des lieux de promenade et de loisir, fréquentés par une population beaucoup plus diversifiée. Aujourd’hui, en plus des fonctions agricoles et de loisir, les chemins ont une fonction supplémentaire, celle du développement de la mobilité douce. Les chemins sont devenus des voiries à vocation multiple dont nos autorités doivent prendre conscience.

Lasne n’est pas un exemple en la matière. Les chemins « agricoles » sont bien souvent en mauvais état, avec une succession de trous (remplis d’eau en période de pluie) qui ne font que s’agrandir au cours du temps. Bien sûr, les services communaux procèdent à des comblements occasionnels par-ci par-là, mais ceux-ci s’avèrent rapidement inutiles et à refaire.

Quand verra-t-on la mise en place d’une réelle politique d’aménagement de notre réseau de mobilité douce ? Quand va-t-on enfin se rendre compte que ce patrimoine vicinal mérite une rénovation pour répondre aux besoins d’une mobilité en évolution ? Ces chemins sont une opportunité pour développer un réseau de voies de communication en mode « doux » qui sera partagé par les véhicules agricoles, les vélos, les cavaliers et les piétons.

Les utilisateurs historiques de nos chemins, les agriculteurs, méritent des voiries adaptées aux nécessités actuelles en matière agricole : charge au sol des véhicules, largeur et longueur des charrois, stabilité des convois agricoles. Les usagers en mode doux doivent pouvoir se déplacer avec facilité, sécurité et confort sur ces voiries. Enfin, les promeneurs en tous genres (piétons, cyclistes, cavaliers) peuvent aussi bénéficier d’une infrastructure correcte, agréable et sécurisée.

Notre commune doit développer ses voiries afin d’y accueillir une plus grande diversité d’usagers. Le réseau de mobilité douce doit être distinct de celui de l’automobile. Notre patrimoine de chemins « agricoles » est une réponse toute trouvée.

Mesdames, Messieurs nos dirigeants, le monde change, les besoins évoluent, merci d’en tenir compte dans la gestion de notre patrimoine et notre cadre de vie. En matière de voiries, prévoyez une solide enveloppe pour pallier aux années de « laisser aller » sur nos chemins.

CLW

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