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Rosières Inaugurée en 1984, l'installation d'épuration va être rénovée
Une station saturée par les industries
21 mai 2004 - Le Soir

CHRISTIAN SONON

La station d'épuration des eaux de la vallée de la Lasne a 20 ans. Inaugurée le 22 mai 1984, sur un terrain de sept hectares à Rosières, elle faisait à l'époque figure de pionnière puisqu'elle était la seconde station construite en Belgique dont la capacité était supérieure à 100.000 équivalents habitants.

Reliés d'abord aux égouts de Rixensart, Genval, Rosières et La Hulpe, ses collecteurs se sont progressivement étendus jusqu'à Limal (Village Expo) et jusqu'à Lasne, Couture, Maransart et Ohain. Ceux-ci courent aujourd'hui le long de la Lasne, mais aussi de l'Argentine, la Mazerine, le Smohain et le Flétry, soit sur une distance de plus de 35 kilomètres. La zone ainsi délimitée s'étend sur plus de 40 kilomètres carrés et est habitée par 46.000 personnes et... plusieurs colonies de truites que l'on peut désormais voir nager dans les eaux claires de la Lasne.

Avec sa capacité de 125.000 E.H., la station de Rosières peut donc voir venir ? Eh bien, non, car elle constitue une exception en Wallonie en ce sens que les eaux qu'elle traite proviennent en grande partie d'effluents industriels. Les noms de ces « clients » particulièrement gourmands ? Citons Glaxo et Phibro, ainsi que Schweppes.

Depuis plusieurs années, la charge maximale de cette station est atteinte, explique Bernard de Traux de Wardin, le président de l'Intercommunale du Brabant wallon, laquelle gère actuellement trente et une stations d'épuration capables de traiter les eaux de 413.500 personnes. Notre objectif est donc d'augmenter ses performances quantitatives, afin d'atteindre les 145.000 E.H., mais aussi qualitatives. Tout en tenant compte de deux contraintes : profiter au maximum des installations existantes et maintenir l'épuration en fonctionnement pendant la durée des travaux.Si ceux-ci s'effectueront sans grands bouleversements, étant donné que la superficie actuelle du terrain, à la limite de Tombeek, est suffisante pour accueillir le chantier, ils ne devraient cependant pas débuter avant fin 2006, vu que l'on en est qu'au stade de l'avant-projet et que la demande de permis unique devra s'accompagner d'une étude d'incidences. Ils s'étendront sur deux ans et demi.

La rénovation de la station prévoit la mise à niveau des ouvrages et équipements existants, mais également la construction d'une nouvelle ligne de traitement biologique, précise Michèle Braun, la directrice de la station. Le coût est estimé à quelque 22 millions d'euros (HTVA).•

 

 

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Dernière mise à jour: novembre 30, 2004