logo.gif (3788 bytes)

Lasne Nature 
asbl

Nous avons besoin de VOUS !

 

xxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

Quand les crapauds batifolent à Lasne…
04 février 2004 - Le Soir

 

A Lasne, il fait bon d’être un crapaud car on y est traité comme un prince. Et cela même si l’on n’a pas encore reçu le baiser de circonstance. Un quartier de Maransart est en effet connu pour abriter une importante colonie de plusieurs milliers de batraciens installés dans le bois de Couture-Saint-Germain.

Phénomène amusant, chaque année, à cette époque, la colonie se met en marche vers des étangs situés à quelques centaines de mètres de là afin d’y accomplir leurs ébats amoureux. L’ennui, c’est que les batraciens courent vers l’amour en traversant plusieurs routes où une bonne partie d’entre eux laisse la vie sous les pneus des voitures. La période de reproduction s’assimile alors plutôt à un gros carnage… De plus, pour que le phénomène s’enclenche, il faut que la température soit constamment au-dessus de 10 degrés durant cinq jours consécutifs, et cela durant la première moitié du mois de février… Difficile donc de prévoir avec précision le lancement des hostilités.

Depuis plusieurs années, des bénévoles passent une partie de leurs nuits à aider ces bébêtes à traverser en toute sécurité, parfois jusqu’à 12.000 sur une migration ! Il y a deux ans, la commune avait même décidé d’aménager des… crapauducs, sortes de caniveaux censés canaliser la horde et la faire passer au-dessous de la voirie. Las ! les subsides n’avaient pas suivi et la commune a fait une croix sur ses crapauducs à 62.500 euros.

Nullement découragés depuis cet épisode, les crapauds ont continué leur mortelle balade annuelle. Obligée de réagir, la commune a finalement décidé d’installer trois barrières sur les rues concernées : rue Chêne au Corbeau, rue de la Croix Roland et rue du Bois-Brûlé. Durant les périodes de reproduction, les barrières seront fermées et les batraciens pourront enfin aller copuler en toute sécurité.

Les riverains, eux, voient d’un mauvais œil le détour que leur imposent ces crapauds en chaleur et certains ont voulu négocier les heures de fermeture de leur rue. Si la commune voulait interdire la circulation à partir de 18 heures, les riverains demandaient quant à eux de le faire après 22 heures. Un compromis entre toutes les parties a déterminé la fermeture entre 20 heures et 6 heures du matin. Toutes les parties ? Aucun crapaud ne s’est pourtant rendu à la table des négociations…

VINCENT VANHAM

 

 

N'hésitez pas à nous écrire si vous avez des questions ou des remarques sur ce site : support@lasne-nature.be
Dernière mise à jour: novembre 30, 2004