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Lasne L’enquête publique sur le plan intercommunal de mobilité est en cours
La RN5, « l’axe dangereux »
07 novembre 2003 - Le Soir

La chaussée de Louvain , ici à hauteur de la rue des Saules, est le gros point noir de Lasne. Photo René Breny.

A Lasne, ce n’est pas la saturation qui pose problème mais la vitesse. Deux axes sont jugés « délicats». La RN5 et la RN 253 à hauteur de la rue des Saules .

ERIC MEUWISSEN

Le matin, c’est épouvantable. C’est presque le ring de Waterloo. La rue des Saules, c’est notre tout gros point noir. Ce sont les gens qui viennent de Genappe par Maransart et la route de l’État pour essayer d’échapper à la RN5. C’est cela qu’il faudra résoudre en premier lieu. Brigitte Defalque, la bourgmestre de Lasne, qualifie son entité de « commune de passage ». Une commune « sans gros problème » et dont le bureau Transitec a dressé le diagnostic dans le cadre du plan intercommunal de mobilité (Lasne, La Hulpe ,Rixensart).

 

Selon ce diagnostic, il ressort que la route Waterloo-La Hulpe RN253 (chaussée de Louvain) est « l’axe le plus délicat » avec 12.000 véhicules/jour et avec une moyenne annuelle de 5,7 accidents/km.

La RN271 (Lasne - La Hulpe) se charge, elle, progressivement de 3.500 véhicules en venant de Genappe, jusqu’à plus de 10.000 à l’approche de La Hulpe. L’autre axe particulièrement délicat est bien sûr la RN 5 (Charleroi-Bruxelles). C’est l’axe le plus dangereux même, avec une moyenne annuelle de 7,3 accidents avec lésion corporelle par kilomètre.

Pour Transitec, il y a peu de problèmes de capacité du réseau routier, mais des entrées de village peu marquées incitant à une vitesse excessive. Dès qu’on enlève les radars, c’est reparti comme avant, se plaint la bourgmestre.

Lasne présente aussi une densité d’habitat et d’emploi très faible et défavorable aux transports en commun.

En matière d’intermodalité, Lasne est la commune qui se classe le moins bien des trois puisque 94% des habitants se déplacent en voiture contre 93% à Rixensart et 91 % à La Hulpe. Il faut dire que Lasne tient le record en la matière : 56 véhicules/100 habitants.

La moyenne wallonne étant de 43 véhicules/100 habitants. Le covoiturage à Lasne, c’est quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce n’est pas dans la mentalité des habitants. Il n’y a aucune demande, remarque la bourgmestre Brigitte Defalque .

Pour le reste, on n’a pas de gros problèmes. Le fait qu’on n’ait pas de gare, c’est une solide nuisance en moins (embouteillages,vols...). Mais cela n’empêche pas les gens d’être très nerveux. Je reçois énormément de courrier de personnes qui se plaignent du trafic devant chez eux, de la vitesse, de ne plus pouvoir sortir le matin... Mais c’est toujours des lettres individuelles avec le petit problème d’une famille. Je n’ai jamais toute une rue qui m’écrit. Ici c’est chacun son petit problème personnel. D'où l’importance de ce plan de mobilité qui prend de la hauteur et essaye de dégager des pistes favorisant l’intérêt général.

Les Lasnois ont la possibilité de faire part de leurs remarques jusqu’au 21 novembre dans le cadre de l’enquête publique qui clôt les deux premières phases du PICM. Une seconde enquête aura lieu plus tard dans le cadre des propositions de ce plan.

 

 

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Dernière mise à jour: novembre 30, 2004