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Nature Lassociation Natagora lance un
recensement ornithologique grand public à Bruxelles et en Wallonie
Lassociation Natagora lance un recensement ornithologique grand public à Bruxelles et en Wallonie. Pic épeiche, mésange nonnette ou verdier ? Natagora propose dinventorier les espèces des jardins dhiver. Préfiguration dune large implication des habitants dans les comptages. CHRISTOPHE SCHOUNE Devine qui vient manger chez nous aujourdhui ? En posant cette question en guise de fil conducteur de sa nouvelle opération de recensement, lassociation Natagora, qui fédère les Réserves naturelles et ornithologiques (RNOB) et le réseau Aves, invite les habitants de Wallonie et de Bruxelles à mettre le couvert pour les oiseaux. Le week-end des 7 et 8 février prochains, les habitants qui disposent dun jardin ou dune cour sont conviés à compter les espèces qui gravitent autour de leur mangeoire. Primo, il sagira pour Natagora de sensibiliser la population à la question du nourrissage hivernal. Dans un jardin naturel, certaines espèces comme le merle ou le rouge-gorge trouvent de quoi satisfaire leur appétit en hiver, explique lassociation. Mais ce nest pas le cas pour tous les oiseaux qui peuvent perdre jusquà dix pour cent de leur poids par une nuit froide. Les journées plus courtes réduisent également le temps disponible pour chercher de la nourriture. Deuxième volet, cette opération de sensibilisation nécessitera de la part des observateurs volontaires de compléter un questionnaire afin de répertorier la fréquence dapparition de vingt-trois espèces doiseaux et de lécureuil. Pour faciliter le travail des ornithologues en herbe, Natagora a conçu une brochure permettant de distinguer un pic épeiche dun accenteur mouchet, tout en donnant des consignes de nourrissage (voir repères). Au-delà du week-end des 7 et 8 février, une implication plus systématique de la population dans des opérations de grande envergure est envisagée : Les pays anglo-saxons sont coutumiers du fait, explique Jean-Paul Jacob, directeur détudes chez Aves. Cette opération focalisée autour des mangeoires est intéressante, mais pas vraiment scientifique. Elle a une valeur indicative qui donnera certaines tendances. Des recensements de ce type sont réalisés par Natuurpunt, en Flandre, depuis trois ans. Jusquà présent, les résultats sont globalement constants (notre infographie). On note cependant une progression sensible de la fréquence dapparition des pinsons et des tourterelles turques dans les 1.200 jardins auscultés. Les tendances deviennent pertinentes si lopération se répète pendant au moins dix ans, nuance Jean-Paul Jacob. Il convient à cet égard délargir le champ dobservation à lensemble du jardin dans la mesure où certaines espèces comme le bouvreuil, par exemple, ne viennent pratiquement jamais dans les mangeoires. Rappelons enfin que le recensement des oiseaux nicheurs 170 espèces recensées poursuit son cours. Il devrait livrer ses résultats en 2005. A mi-parcours, les tendances observées en Wallonie nincitent globalement pas à loptimisme. Cest un travail scientifique de longue haleine basé sur des milliers dheures dobservations, poursuit Jean-Paul Jacob. Labondance des espèces est évaluée avec une grande précision pour les espèces rares et dune manière plus globale pour les espèces communes. Cinquante pour cent des espèces sont dans une situation préoccupante et des populations communes comme lalouette, le coucou ou les hirondelles ont chuté à un point tel que ces oiseaux pourraient disparaître
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