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LE SOIR - 11/12/2003

Mobilité - Résultats d'un sondage de l'INS
Le chagrin des cyclistes

Que pensent les Belges du réseau et de la qualité des routes, des pistes cyclables ainsi que de l'aménagement des trottoirs dans leur voisinage ? L'enquête socio-économique réalisée en 2001 par l'Institut national de statistique (INS) révèle que, dans quelque 516 des 589 communes belges, les trottoirs laissent à désirer.

Les avis sont par ailleurs fort divergents selon que l'on habite au nord ou au sud du pays : tandis qu'à Anvers et à Knokke-Heist, le piéton règne, en Wallonie, un ménage sur trois déclare ne pas être satisfait des trottoirs de leur voisinage.

S'intéressant ensuite à l'aménagement des pistes cyclables, l'INS a fait état du chagrin des cyclistes belges. Leur niveau de satisfaction est ici plus faible encore que pour les trottoirs. On constate, là à nouveau, que les besoins en infrastructures ne sont pas les mêmes sous les différentes latitudes du pays.

Ainsi, les Liégeois ne doivent pas souvent utiliser leur bicyclette, ni même leur vélo tout-terrain, puisque 87 % des ménages se plaignent du nombre insuffisant ou de l'absence d'infrastructures. L'étude révèle par ailleurs l'inexistence de pistes cyclables dans nombre de communes en Région wallonne.

La mobilité et l'aménagement du territoire sont de compétence régionale. La Flandre se révélant plus entreprenante que la Wallonie, on retrouve les mêmes « privilégiés », avec en tête de classement les habitants de la province d'Anvers et des communes du littoral.

Pour Danièle Sarlet, directrice de l'Aménagement du territoire en Wallonie, si le nord a une longueur d'avance, c'est que l'usage du vélo comme moyen de locomotion a une tradition plus ancienne, peut-être grâce à un relief qui leur est plus favorable. Il est normal que la région alloue un budget plus important.

Au cabinet de José Daras (Ecolo), ministre wallon des Transports et de la Mobilité, on estime que seulement 2 à 3 % des personnes utilisent le vélo comme moyen de transport. Cela implique que l'aménagement pour les pistes cyclables n'est pas une priorité. Et c'est un cercle sans fin : s'il n'y a pas d'infrastructures, il n'y a pas de « clients » ; s'il n'y a pas de « clients », il n'y a pas de priorité… Néanmoins, aujourd'hui, tous les projets de réaménagement de l'espace public en Wallonie tiennent compte des piétons et des cyclistes.

Seule note d'optimisme dans les résultats de ce sondage : les Belges sont particulièrement satisfaits des réseaux routiers.·

M.Vk. (St.)

 

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Dernière mise à jour: novembre 30, 2004