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Eviter les traversées fatales Les batraciens ont entamé leur périlleuse migration vers les mares. Quatre sites à protéger en Brabant wallon BRABANT WALLON Après une fin d'hiver particulièrement froide, revoilà la saison des grenouilles et des crapauds. Du boulot en perspective pour les volontaires qui voudraient donner un coup de main à quelques passionnés qui, pour l'instant, se mobilisent sur le terrain. C'est que lorsqu'ils quittent leurs retraites hivernales, les crapauds, grenouilles et autres tritons doivent souvent traverser des routes pour rejoindre la mare ou l'étang qui les a vus naître. «Par temps doux (température autour de 7 degrés) et humide, généralement à la tombée du jour, les migrations peuvent prendre des allures d'invasions qui impliquent des centaines voire des milliers d'individus, expliquent les naturalistes. Un nombre croissant de routes traversent et coupent les couloirs de migrations empruntés depuis des générations par les batraciens. C'est ainsi que chaque printemps, aux mêmes endroits, des centaines d'animaux périssent écrasés.» Heureusement, il n'y a pas qu'à la petite cuillère que les batraciens se ramassent. «Des solutions durables existent, comme les tunnels spécialement conçus pour permettre le passage sous les routes, rappelle-t-on chez Natagora. Mais force est de constater que les responsables des équipements routiers n'ont généralement pas embrayé le pas à nos associations qui réclament la construction de tels ouvrages. Chacun de nous peut aussi contribuer à la sauvegarde des batraciens: des volontaires s'organisent afin de sauver un maximum d'individus.» Rouler à 30 km/h! La technique souvent employée, c'est de dresser le long des voiries des barrières infranchissables qui forcent les animaux à longer l'obstacle, jusqu'à tomber dans des seaux. Les bénévoles se chargent alors de les vider de l'autre côté de la route. En Brabant wallon, 4 points chauds ont été recensés et les bonnes volontés y sont les bienvenues: la route de la Marache à Lasne (Micheline Nysten au 02/354.24.12 et www.lasne-nature.be/batracie.htm), le bois d'Hé à Villers-la-Ville (Emmanuel Vassart au 0495/30.75.90), le champ de Pallandt à Bousval (Jacques Liénard au 010/61.69.68), et au Castia à Bornival (Luc Moreels au 067/21.00.17). Du reste, on peut sauver des batraciens simplement en roulant à moins de 30 km/h sur les routes à batraciens. «Ainsi, on évite qu'ils ne soient projetés contre le soubassement des véhicules par aspiration d'air, conséquence d'une vitesse trop rapide», concluent encore les naturalistes. © La Dernière Heure 2004
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