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Date: 06/10/2003
Edition: Brabant
Section: REGION
Sous Section: BRABANT

A la recherche des castors

Un rongeur en train de coloniser la Lasne, la Dyle, la Nethen

BRABANT WALLON De grandes dents, une queue aplatie, des pattes postérieures palmées, une vingtaine de kilos et une fourrure épaisse: voilà le portrait succinct du nouvel habitant des rivières de la province, à savoir le castor. Réintroduit en Wallonie en 1998, ce rongeur a déjà apprivoisé son biotope puisqu'on en signale aujourd'hui dans plusieurs rivières telles que la Dyle, la Lasne, la Nethen

«Le Brabant abrite désormais une population durable de castors, estime Olivier Rubbers, des Rangers, une association environnementale. Il y en a suffisamment maintenant pour que la race s'étende sans risque de consanguinité. La prochaine étape est le bassin de l'Escaut tandis qu'au sud, on peut s'attendre à ce qu'à terme, Namur accueille également ces sympathiques animaux.»

Bref, si on est sûr de la présence des castors, on ignore encore l'amplitude du territoire qu'ils ont déjà conquis. D'où l'utilité du dernier week-end. «Nous allons faire du monitoring, raconte Olivier Rubbers avant le départ. A pied et en kayak, nous allons suivre les rivières à la recherche de traces de castors, histoire d'évaluer la population actuelle. Une sorte de randonnée utile, en somme.»

Pour ce faire, divers signes seront traqués par les Rangers et les membres du Netwerk Bever, les deux associations organisatrices de l'événement: arbres abattus, stockages de branches, trous sous l'eau, huttes et les odeurs. «Le marquage du castor sent en effet très fort, explique Jorn Van Den Bogaert, des NB. C'est entre autres comme ça qu'on pourra les repérer et les compter. Le genre d'action qu'il s'agira de mener deux fois par an à l'avenir.»

Sans cependant toucher aux castors, auxquels Olivier Rubbers ne voit pas le moindre défaut. «Ils sont excessivement importants pour la collectivité, justifie-t-il. Leur mode de vie a notamment l'avantage de permettre à la lumière d'arriver sur les cours d'eau et, du coup, de favoriser la biodiversité. Ces animaux sont par ailleurs capables de faire plusieurs dizaines de kilomètres avant de s'établir quelque part.»

Logique dès lors que les experts s'attendent à voir rapidement les castors envahir le bassin de l'Escaut et, qui sait, tout le territoire belge.

© La Dernière Heure 2003

Geoffroy Herens

 

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Dernière mise à jour: novembre 30, 2004